LYL Radio

Basta Now : Bzz-Ho-Ay-Ee-Oooo a été diffusé aujourd’hui et on peut désormais l’écouter ici. Please faites-le, c’est mon meilleur mix à ce jour (enfin, avec celui-ci…)

Synopsis : Jennifer Walshe (en photo ci-dessus) tente de yodeler avec des amies perchées sur des montagnes lointaines, mais il y a de la friture sur la ligne. Qu’est-ce que c’est ? se demandent-elles. Eh bien, c’est le bourdonnement de nombreux diptères. Alors, le yodel et le bourdonnement s’affronteront-ils, ou assisterons-nous au début d’une symphonie à ce jour inouïe ? La communication triomphera-t-elle à la fin ? Parviendrons-nous à nous débarrasser du langage de la domination ? Et quand ce sera fait, que restera-t-il ? Bzz-Ho-Ay-Ee-Oooo

Tracklist :

CLARICE JENSEN – One Bee (excerpt)
MAGGIE NICOLS – Noticing
ANNE GILLIS – Ondulatoires
JENNIFER WALSHE – The Dowager Marchylove, The Wasistas of Thereswhere
URSULA HÄSE – YodExpAli
YOKO ONO – Fly (excerpts)
PROPAN – Murd (feat. Johanna Orellana & Harald Lassen)
SHITNEY – Do you Like it?
GHAZAL FAGHIHI – Ismail
BEIßPONY – For All That Fall
MACIE STEWART & LIA KOHL – Honey Not Sweet
AI YAMAMOTO – Summer
HELEN SVOBODA – When it Rains
LEA ARAFAH, RITAMARIA – Depois do fim do mundo
BETHAN KELLOUGH – A Song of Wings
HANNAH PEEL & BEIBEI WANG – Awaken The Insects
TYGAPAW, JULIANA HUXTABLE – Exorcise the Language of Domination

Et maintenant je vais vous raconter ce qui s’est passé, exactement, dans cette montagne.

*Yoko Ono, au cas où vous ne seriez pas physionomiste

Revue & Corrigée

J’ai deux contributions ce trimestre, ma chronique habituelle, Brouillon Permanent, et un entretien avec Floy Krouchi. Le sommaire est assez exceptionnel, avec une grande majorité de femmes – je constate d’ailleurs que Valérie Vivancos a rejoint la team. Voilà qui s’annonce très réjouissant…

Marché de la poésie

Je l’avoue sans honte, je vais au Marché de la poésie de Paris pour retrouver des ami-es. Cette année était une grande cuvée parce que pour la première fois depuis 2019, mes amies montpelliéraines NatYot, Isabelle Bonat-Luciani et moi-même y étions réunies – en 2017 nous n’avions pas encore commencé le rituel du selfie.

2026 :

2019 :

2017 : IBL envoie une carte postale à M. Gaudin ( Godin), qui a réservé la table que nous occupons à la buvette du Marché ; en arrière-plan, NatYot fume.

Retour en 2026. Sans nous concerter, IBL et moi avons porté nos T-shirts de circonstance, ce qui nous a valu une certaine popularité (Jane Sautière nous a même prises en photo – mais celle ci-dessous est de NatYot).

Nous célébrions aussi les trente ans des Carnets du Dessert de Lune, et la parution de cette anthologie où nous sommes une sacrée bande de potes poètes.

Ici, nous sommes avec Rémi Checchetto et mon cher Emanuel Campo.

C’était vendredi, et samedi j’ai séché le Marché pour découvrir les bords de Marne avec la meuf la plus merveilleuse du monde.

La Voix du Nord

Encore une bonne occasion de remercier Catherine Painset, qui suit mon travail et le soutient depuis 25 ans. Dans La Voix du Nord de ce jour, je réponds à ses questions sur Paysages pauvres – entretien intégral ici. Merci Catherine

L’Huma

Un immense merci à Sophie Joubert pour son article sur Paysages pauvres dans L’Humanité du 26 mai. Les abonné-es peuvent le lire ici

Paysages pauvres : des aménagements

Dans Paysages pauvres, je tourne beaucoup en dérision les aménagements prévus par la collectivité territoriale pour le confort d’en famille ou entre ami-es. Voici deux illustrations que je me suis amusée à faire, l’un avec de la peinture, l’autre avec Gimp.

« des barrières faites pour être contournées
des chicanes où se faufiler d’un gracieux déhanché
des clôtures à écraser enjamber sauter forcer découper
des blocs de béton à gravir des plots escamotables à narguer »

« chaque année des sites naguère sauvages voient
des plots des plaques des bornes des tables des panneaux
baliser leurs principaux axes aussi modestes soient-ils
dans le paysage du 21ème siècle
un fléchage résout la question du choix
auquel est confronté-e l’aspirant-e à la mobilité
dépourvue de goût personnel et de curiosité

l’infographie ravage le paysage même qu’elle commente
pour décrire à l’aspirant-e mobile ce qu’iel a sous les yeux »

Do Mi Si La Do Ré, suite

Mon exposition sur l’habitat dans le bassin minier des Hauts-de-France et son appropriation par les habitant-es, Do Mi Si La Do Ré, se poursuit cette année à la Cité des Électriciens, à Bruay-la-Buissière. Cette fois, elle prend place dans le thème « Foyers artistiques », qui s’articule autour du 150e anniversaire d’Augustin Lesage et se décline dans plusieurs portraits d’artistes bruts du territoire ainsi que dans différentes propositions faites par des artistes contemporains.
Le vernissage aura lieu le samedi 23 mai à 11h.
Mon livret (qui développe entre autres une théorie selon laquelle la population de mon territoire est très inspirée par le Far West et par le cinéma hollywoodien) est toujours téléchargeable ici, dans la belle mise en page de Florent Deligny et Mathis Boucher.

L’été 2024, pour préparer cette expo, j’ai parcouru à peu près 4759 km à vélo et pris 2473 photos pour n’en conserver que 631. En voici 19.

Teaser

J’ai enfin créé une page pour présenter Paysages pauvres. Elle reste en construction mais on y trouve déjà ma note d’intention et une sélection de photos que j’ai prises dans la métropole lilloise entre 2016 et 2019, alors que je gribouillais les premières notes de ce qui allait devenir un gros livre. Ci-dessous, c’est moi petite fille ; je me balançais avec énergie dans un lotissement tout neuf où n’avaient pas encore poussé les arbres qui aujourd’hui font le bonheur de nombreux oiseaux. J’ai toujours eu cette élégance, vous voyez : c’est naturel.

Gre

Grenoble est assurément devenue ma ville préférée de France. Merci encore à la librairie Les Modernes de m’avoir accueillie pour une lecture-rencontre autour de Paysages pauvres

et au 102 pour une nouvelle séance d’écoute. Ici, une affiche sur mon pont préféré (un pont de tram).

Le programme en riso, mis en page et imprimé avec amour et avec goût par Samson – la sélection et les textes sont de moi.

J’ai adoré ces quatre jours chez mon amie Éléonor Gilbert (si vous avez l’occasion de voir ses films, je vous les recommande vivement ; ils sont à son image – intelligents, drôles, exigeants, libres, beaux, toujours surprenants et profondément singuliers). J’ai aimé les discussions jusqu’à pas d’heure, la nuit en refuge de montagne en l’exquise compagnie d’Éléonor, d’Anne-Laure Pigache (qui est dans Basta Now), de Mado et de Marie-Pierre,

le tarot à la lampe frontale auprès du feu,

les pipis nature dans la forêt,

la randonnée en Chartreuse

Bonheur de marcher avec une carte IGN et des boussoles, sans téléphone, de se montrer des directions, de prononcer des toponymes comme on dirait des poèmes – Chamechaude, Bec Charvet, Dent de Crolles, etc.

J’étais heureuse aussi de revoir mes amies et collaboratrices Katia Bouchoueva (avec qui j’ai écrit – à gauche sur la photo) et Lénaïg Cariou (avec qui je vais écrire – au centre sur la photo),

ainsi bien sûr que Gaëlle, Manuel et Samson et, même brièvement, Marie, Zoé, Anne-Julie Rollet (qui est également dans Basta Now), Candice et Lila (du podcast La Bouche). Ravie enfin d’avoir rencontré des camarades antispécistes, Anne et Dom, croisés par un heureux hasard devant un slogan vegan tagué sur la Bastille.

J’ai aimé courir aux pieds du Vercors, dévaler des pentes de Chamchaude avec Éléonor et Anne-Laure en sautant les pierres et les racines, un sac de 15 kg sur le dos sous le soleil qui cognait, boire du bon vin, danser sur The Knife avec les amies, avoir mon premier fou rire depuis des années. C’était magique. Merci les ami-es <3<3<3