Gre

Grenoble est assurément devenue ma ville préférée de France. Merci encore à la librairie Les Modernes de m’avoir accueillie pour une lecture-rencontre autour de Paysages pauvres

et au 102 pour une nouvelle séance d’écoute. Ici, une affiche sur mon pont préféré (un pont de tram).

Le programme en riso, mis en page et imprimé avec amour et avec goût par Samson – la sélection et les textes sont de moi.

J’ai adoré ces quatre jours chez mon amie Éléonor Gilbert (si vous avez l’occasion de voir ses films, je vous les recommande vivement ; ils sont à son image – intelligents, drôles, exigeants, libres, beaux, toujours surprenants et profondément singuliers). J’ai aimé les discussions jusqu’à pas d’heure, la nuit en refuge de montagne en l’exquise compagnie d’Éléonor, d’Anne-Laure Pigache (qui est dans Basta Now), de Mado et de Marie-Pierre,

le tarot à la lampe frontale auprès du feu,

les pipis nature dans la forêt,

la randonnée en Chartreuse

Bonheur de marcher avec une carte IGN et des boussoles, sans téléphone, de se montrer des directions, de prononcer des toponymes comme on dirait des poèmes – Chamechaude, Bec Charvet, Dent de Crolles, etc.

J’étais heureuse aussi de revoir mes amies et collaboratrices Katia Bouchoueva (avec qui j’ai écrit – à gauche sur la photo) et Lénaïg Cariou (avec qui je vais écrire – au centre sur la photo),

ainsi bien sûr que Gaëlle, Manuel et Samson et, même brièvement, Marie, Zoé, Anne-Julie Rollet (qui est également dans Basta Now), Candice et Lila (du podcast La Bouche). Ravie enfin d’avoir rencontré des camarades antispécistes, Anne et Dom, croisés par un heureux hasard devant un slogan vegan tagué sur la Bastille.

J’ai aimé courir aux pieds du Vercors, dévaler des pentes de Chamchaude avec Éléonor et Anne-Laure en sautant les pierres et les racines, un sac de 15 kg sur le dos sous le soleil qui cognait, boire du bon vin, danser sur The Knife avec les amies, avoir mon premier fou rire depuis des années. C’était magique. Merci les ami-es <3<3<3

Battiti

Merci à Chiara Colli de m’avoir invitée dans son émission Battiti sur Rai Radio 3 pour parler de Basta Now, version augmentée. On peut écouter l’émission ici. Sa présentation, traduite de l’italien par les soins de l’IA :

« Un essai non universitaire, un vaste répertoire de noms constamment mis à jour, une invitation à la découverte, un regard ironique et radicalement inclusif sur la musique expérimentale. « Basta Now – Women, Trans & Non-Binary in Experimental Music » est le titre du livre de l’écrivaine et poétesse française Fanny Chiarello, paru en 2024 sur le label Permanent Draft et récemment réédité dans une nouvelle version mise à jour. Initialement une liste, l’ouvrage est devenu un voyage à mi-chemin entre l’archive et le récit, centré sur « les personnes sans privilège, qui créent en marge de l’histoire, des programmations et de la presse musicale, dans l’ombre des grands hommes, loin des projecteurs », et caractérisé par la langue incisive et imaginative de l’auteure. L’épisode de Battiti de ce soir est entièrement consacré à cette recherche, avec une interview de Fanny Chiarello dans la première partie et une mixtape qu’elle a elle-même réalisée dans la seconde. »

Et la tracklist :

ActuaLitté

J’ai écrit un petit texte pour présenter Paysages pauvres sur le site ActuaLitté ; vous pouvez le lire ici. Merci à Nelly, mon attachée de presse, pour l’invitation.

Maison de la Poésie

Quelques souvenirs de la soirée d’hier à la Maison de la Poésie de Paris (France). Merci encore à Chloé Delaume pour son invitation, à Rim Battal et Alex Tamécylia pour leurs super lectures et pour leur très plaisante compagnie. Merci au public, qui est venu nombreux en cette soirée ensoleillée de vacances et qui nous a fait un accueil généreux et chaleureux (mention spéciale pour ma nouvelle amie Isabelle). Merci enfin à Aude Boyer pour ces magnifiques photos.

Grenoble

Je suis très heureuse de retourner à Grenoble, après cinq mois d’absence, et d’y retrouver quelques amies très chères. Le jeudi soir, je lirai des extraits de Paysages pauvres aux Modernes et le dimanche soir, je proposerai une nouvelle séance d’écoute au 102 – 1h30 d’une sélection musicale éclectique dans la pénombre, avec un entracte. Voici les visuels qu’on m’a envoyés – il est assez émouvant que j’y côtoie mes amies Katia Bouchoueva et Lénaïg Cariou sur le programme des Modernes, et la camarade Erell Latimier sur celui du 102 (pour mémoire, Delphine Dora et moi avons fait un entretien croisé avec Aude Rabillon et Erell dans le dernier numéro de Revue & Corrigée). Merci à Gaëlle et Samson pour leur invitation <3 <3 <3

Paysages pauvres

Aujourd’hui, Paysages pauvres arrive dans les librairies.

Je le vois comme un essai poétique, qui serait à la géographie ce que les cartes sensibles sont aux atlas officiels. Il regarde par-dessus les haies, sous les ponts, derrière les supermarchés, renverse l’endroit et l’envers pour questionner notre rapport aux topographies mais aussi notre rapport aux autres au sein des paysages dessinés pour nous. J’ai choisi des cas d’étude très variés pour esquisser une description des grandes villes, des petites villes, des zones périphériques, particulièrement des lotissements et de la ZUP, de ce que j’appelle l’arrière-monde, des zones frontalières, de la campagne, etc. Mes observations portent sur les topographies mais aussi sur la manière dont elles sont occupées, ressenties, pratiquées au quotidien par les individus (humains et non-humains) qui vivent dans leur intimité.

Cet après-midi, j’ai promené mon exemplaire dans le bassin minier, à vélo bien entendu. Alors que je prenais la deuxième photo de cette mini série, j’ai rencontré une dame très sympathique qui portait une casquette Chupa Chups. Elle m’a demandé si l’on trouvait dans mon livre les détritus qui jonchent les espaces interstitiels. Oui, on les y trouve.

Colline en poche

le 1er avril. Le terril en arrière-plan n’est pas celui du roman, qui est à peu près 13 fois plus grand. C’est un terril format poche.

Warp – Fire-Toolz

Je tiens à remercier Warp Records et tout particulièrement Beth Townsend de m’avoir fait confié la présentation de Lavender Networks, le premier album d’Angel Marcloid sur le label sous le nom de Fire-Toolz. J’ai beaucoup apprécié l’expérience : m’immerger dans l’univers d’Angel et travailler avec des consignes précises, ce qui est rare pour moi. Une des étapes de travail a consisté en une interview vidéo avec Angel, réalisée entre sa petite ville dans la banlieue de Chicago et ma propre petite ville dans le nord de la France. J’étais un peu tendue, mais Angel est si amicale, généreuse et d’agréable compagnie que j’ai passé un excellent moment. J’ai finalement dû réduire mon texte de 19 à 3 pages et renoncer à de nombreuses anecdotes et allégories savoureuses. On peut lire le résultat ici

Lavender Networks paraîtra le 8 mai.

Conception graphique : Meredith Guerrero

Photo : Alexa Viscius

Revue & Corrigée x 2

Beaucoup de personnes FINTA* ce trimestre dans Revue & Corrigée. Pour ma part, j’y signe ma chronique habituelle, cette fois sur les « Beach girls et femmes des cavernes », mais on y trouve aussi un entretien croisé de deux compositrices françaises, Aude Rabillon et Erell Latimier, mené par Delphine Dora et moi-même.